Spectacles Chorégraphiques à Asnieres sur Oise du 18 au 19 septembre 2021

Du

18 samedi septembre 2021

au

19 dimanche septembre 2021

15h00 • 15h30 • 17h30

Abbaye de Royaumont Abbaye de Royaumont

10.00 €

Plus d'infos sur le Spectacles Chorégraphiques à Asnieres sur Oise

Le spectacle Spectacles Chorégraphiques a lieu dans le cadre des Journées du patrimoine Asnieres sur Oise 2021.

Cellule

Nach

Une jeune danseuse dresse son autoportrait en s'appuyant sur le krump, une gestuelle explosive née à Los Angeles.

Intensément expressive, la danse de Nach captive. Est-ce un hasard si cette jeune femme a un jour rencontré le krump, une gestuelle née à Los Angeles ? Comme le montrent le film _Rize_ de David Lachapelle et la mise en scène des Indes galantes par Clément Cogitore, tout y est aussi explosif qu'elle. Après s'être longuement entraînée dans la rue, après s'être régulièrement livrée à des joutes chorégraphiques, la danseuse a pourtant pris ses distances. Buste frémissant, nuque sous tension, brusques arrêts... Tout le vocabulaire du krump lui est resté mais elle a choisi d'en compléter la grammaire en s'initiant au flamenco, au kathakali indien ou au butô japonais. Au fil des rencontres, elle a appris avec avidité, comme si elle était impatiente de vivre d'autres vies, comme si elle avait cherché à s'évader d'une cellule. Sur les murs de la sienne, justement, des faisceaux de lumière projettent d'autres corps en mouvement.

Puissamment androgyne, Nach est tous les êtres et tous les gestes à la fois. « Jour après jour, je m'invente, je découvre, j'ose, je ne fléchis pas. Je suis seule dans mon identité en suspension », déclame-t-elle, avant d'asséner : « Je suis Nach. Un monstre perdu dans les mythes et les cultures ».

Durée 45 min. - samedi 18/09/2021 à 15h et dimanche 19/09/2021 à 15h30.

Système

Antoine Arbeit

Alors que la conquête spatiale reprend, Antoine Arbeit s'inspire de la course des astres pour écrire la danse des hommes.

Les planètes chantent. La Nasa a publié les enregistrements réalisés par les sondes Voyager I et II lors de leur traversée du système solaire. Chaque astre a sa propre signature électromagnétique, son empreinte à la fois nébuleuse, harmonieuse et énigmatique. Système s'en inspire, comme il s'inspire des trajectoires des planètes autour du soleil. La course des astres devient alors danse des hommes. Ce jeu infini entre les quatre interprètes, ce déploiement de mouvements au sein d'un cycle de déplacements répétitif se rythme de rencontres, de séparations, d'unissons et de décalages. Sa matière gestuelle fait écho aux Radial Courses (1976) de la chorégraphe états-unienne Lucinda Childs, une pièce minimaliste basée sur un motif circulaire, mais, ici, les corps s'échappent dans le vide, s'évadent parmi les résonances stellaires.

La fascination pour les immensités célestes a toujours été présente dans l'imaginaire collectif. Aujourd'hui, la conquête spatiale reprend. Certaines entreprises se préparent à coloniser l'espace, au détriment de la recherche et de l'environnement. L'humanité pourrait se trouver dépossédée de ce bien universel. Le jeune chorégraphe Antoine Arbeit ouvre une fenêtre de réflexion sur notre rapport à l'espace, cet horizon des rêves qui risque de devenir une propriété privée.

Durée 35 min. - Samedi 18 septembre à 17h30.