Exposition Visite Commentée De L'église Et De Sa Crypte Impériale à Saint Leu la Foret du 16 au 17 septembre 2017

Du

16 samedi septembre 2017

au

17 dimanche septembre 2017

10h00 • 14h30 • 14h00

Église Saint-leu-saint-gilles (20, Rue Du Général-leclerc, Saint-leu-la-forêt)

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Plus d'infos sur l'exposition Visite Commentée De L'église Et De Sa Crypte Impériale à Saint Leu la Foret

L'exposition Visite Commentée De L'église Et De Sa Crypte Impériale a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Saint Leu la Foret 2017.

**L'église de Saint-Leu-la-Forêt** est placée sous le double vocable de saint Leu et de saint Gilles qui demeurent étroitement associés par la tradition et dont les fêtes sont célébrées le même jour, le 1er septembre.

**Saint-Leu** (ou saint Loup, du latin lupus), né près d'Orléans vers 573 fut élu archevêque de Sens en 609\. Admiré de tous pour sa générosité il fut canonisé peu après sa mort en 623.

Il est le saint le plus fréquemment invoqué contre la peur chez les enfants, notamment celle des loups ; contre les convulsions mais aussi contre d'autres maladies comme la poliomyélite ou le croup.

**Saint Gilles**, abbé bénédiction né à Athènes vers le milieu du VIIe siècle, se retira, selon une légende, dans une forêt entre Nîmes et Arles où il vécut en ermite, nourri par le lait d'une biche. Au cours d'une partie de chasse le roi Flavius aurait blessé l'animal et l'ermite. Pour se faire pardonner le monarque fit construire un monastère dont Gilles devint le premier abbé. Il mourut vers 720.

On invoque saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses, de la stérilité et pour la protection des enfants.

Son architecture est typique du XIXe siècle. L'architecte **Eugène Lacroix** s'est inspiré des édifices italiens d'avant la Renaissance, notamment de l'église Saint-Apollinaire de Ravenne. Le clocher séparé, un plafond de la nef charpenté et des collatéraux, un plan basilical, pas de transept.

Situé dans le choeur, **le monument de Louis Bonaparte** mesure près de 6 m de haut a été inauguré par Napoléon III le 10 juin 1862 et sculpté en marbre de Carrare, testament de Louis, par **Louis-Messidor Lebon Petitot** (statue de Louis XIV) après 15 ans de travail.

Louis est en costume de sacre à l'impériale, main droite sur la couronne de Hollande. Le grand manteau bordé d'hermine, est frappé du N napoléonien et semé d'abeilles (rois mérovingiens).

La statue repose sur un piédestal en forme d'autel couronné par l'aigle impériale et orné des statues de la Foi et de la Charité.

Au milieu dans des niches, de gauche à droite : Napoléon-Charles, le grand-père Charles et Napoléon-Louis.

Sur le socle un blason orné des armoiries de Louis avec l'aigle et le lion des Pays-Bas.

Les vitraux du XIXe siècle sont ornés du N napoléonien entouré d'un cercle de perles et des abeilles mérovingiennes.

Un oculus éclaire le choeur.

Monument inscrit au titre des monuments historiques le 21 novembre 1930.

**La Vierge à l'Enfant :**

en marbre de Carrare elle ornait jusqu'au Concile Vatican II le maître-autel aujourd'hui disparu. OEuvre de Pierre-Nicolas Tiolier, acquise en 1852 par le ministre de l'Intérieur de Napoléon III, Fiolin de Persigny, pour décorer l'église.

**Le buffet d'orgue :**

oeuvre du célèbre facteur Cavaillé-Coll il fut offert par Napoléon III le 3 septembre 1869\. Sa disposition est en forme de mitre qui suit la forme du pignon. Il est situé sous la tribune de l'entrée principale. Restauré à plusieurs reprises.

On descend dans **la crypte** par un escalier de pierre à voûte en berceau hélicoïdal plein-cintre. Elle est divisée en deux salles par une ligne d'arcades portées par de massives colonnes octogonales dont les chapiteaux sont ornés de feuilles d'acanthe et des lettres « B » et « N » sur fond d'entrelacs de feuilles de laurier. La stéréotomie des voûtes d'arêtes plates rappelle le XVIIIe siècle.

Quatre grands sarcophages de pierre réalisés en 1851 portent les palmes dorées et les suaires de la mort. Celui du père de l'empereur Napoléon 1er, Charles, est maintenant vide : le 28 avril 1951 ses restes furent transférés à Ajaccio.

Les autres contiennent les corps du frère de Napoléon 1er , Louis, roi de Hollande et père de Napoléon III et de ses deux premiers fils, Napoléon-Charles et Napoléon-Louis.

Une importante restauration des tombeaux a été effectuée en 1995/1996 avec le soutien du Skäl club international, association néerlandaise, et de la Fondation Napoléon.